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Michel Wagner


zaessingueL es liens entre les tableaux de Michel Wagner et la peinture vont au delà de la simple utilisation de petites plaques de bois pour rendre les couleurs et les formes. Il y a derrière tout cela une sérieuse et profonde réflexion sur l’art, une constante remise en question, non pas gratuite, mais bien dans le but de progresser tant en créativité qu’en technique.

Ses sujets sont le résultat de tout ce qui lui procure plaisir et nouveauté, cela passe par le dessin du concours MOF pour sa beauté, la miniature pour sa difficulté technique, l’animalier pour sa passion, l’alsatique pour l’attachement à sa terre et l’abstraction pour la difficulté à la transformer en rêve.

Toutes ses peintures de bois ne sont pas fermées et ouvrent l’esprit et l’imagination vers d’autres ailleurs.

Ce n’est pas un hasard si autour de chacune d’entre elles est une grande surface blanche, si dans le choix des essences il y a comme une volonté de participation globale à une teinte, si c’est le marqueteur lui même qui se charge de l’encadrement : l’ensemble devient dès lors une aquarelle, douce et légère, empreinte de poésie. C’est également ainsi que s’exprime la patte de cet artiste.

Cet ancien batelier, installé à Illkirch depuis 1991, crée des pièces exceptionnelles. Son esprit de challenge, il l’exerce à ne jamais se trouver là où on pourrait l’attendre, à surprendre, à innover, à se lancer dans des projets jamais encore réalisés. Mais il n’y a pas que cela qui se dégage de l’ensemble de son oeuvre. II y a également énormément de poésie, de sens du beau et de rêve. Il y a une patte, un coup de main, une façon de composer et de présenter ses oeuvres. Au mur, une citation de Paul Valéry, comme le rappel incessant de la nécessité de la démarche créatrice. Sur l’établi, une gageure, une pièce composée d’une multitude de minuscules bouts de bois, une reproduction de Strasbourg au format d’une carte postale. Et probablement est ce là le secret de Michel Wagner, ce qui le rend attachant et passionnant : ne jamais se satisfaire de ce que l’on est, que ce soit au niveau technique ou au niveau imaginatif, mais toujours progresser, toujours aller de l’avant, en une courbe asymptotique tendant vers l’oeuvre d’art ultime.